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ROAD TRIP USA #2 - De Bruxelles au cœur de l'Utah

L’aveu d’une mordue

 

En guise d'introduction, j'ai une confession à faire.

Jamais au grand jamais, je n'aurais pensé ni même imaginé remettre le cap sur l’Ouest américain aussi vite.

Depuis le retour du roadtrip de 2013 (que je pensais être la seule et unique occasion de pouvoir fouler le sol américain), une énoooorme partie de moi est restée là-bas, quelque part entre un canyon et une station de radio country. Je suis devenue littéralement obsessed par les US maintenant. Mon virus du voyage ne murmure plus, il crie : "Retourne-y !"

 

Un signe du destin

 

Pour les vacances de ce été, il m'est impossible de prendre 3 semaines de congés d'affilée. Et donc, au départ, mes recherches se tournent vers une destination (encore inconnue) en Europe (Gran Canaria par exemple). J'épluche les bons endroits ou les bonnes affaires mais les prix me semblent assez affolants, surtout en pensant à ce qu'on a eu l'occasion de faire avec le même budget quelques années auparavant.

 

C'est plus fort que moi, en parallèle, je scrute plusieurs fois par semaine (pendant des semaines) les prix des vols vers les US, Las Vegas en ligne de mire. Les prix ont eux aussi beaucoup augmentés jusqu'à ce dimanche matin de mai où les tarifs qui s'affichent à l'écran semblent être UN signe, le "GO" incontestable que j'attendais tel un oasis dans le désert dans les méandres d'internet.

Ces chiffrent clignotent à mes yeux, à la façon d'un cartoon, prêts à exploser hors de l'écran. Comment résister à si alléchantes conditions? C'est quasi impossible, l'appel des grands espaces est bien trop fort.

 

Le défi à relever : 3 mois pile pour créer tout le roadtrip

Le 15 mai 2017, les vols sont bookés et confirmés pour un départ le 15 juillet 2017 c'est à dire dans....3 mois, gloups !

Moi qui avais mis neuf mois à peaufiner mon premier voyage, une légère angoisse s'empare de moi. Il ne me reste que 3 mois pour créer un circuit, dénicher les hôtels, les parcs et tutti quanti....Aïe, aïe, aïe, caramba !! Ca va être chaud pour tout préparer. 

Mais en fait, la motivation nous fait faire des prouesses et donne des ailes (de colibri), n'est ce pas?

Finalement, le roadbook est bouclé dans les temps.

Le programme des 2 semaines est prêt, mélangeant découverte des pépites de l'Utah et retrouvailles avec nos lieux fétiches. 

 

Défi relevé avec brio, Bravo !

 

On retourne en Amériiiiiiiiiique!  #Vivaaaa Las Vegas.

Viva Las Vegas (le retour !)

 

15 juillet 2017 : USA, we are back !!! Je ne tiens plus en place. 

 

Le seul calvaire à se "farcir", ce sont évidemment toutes ces heures de transports, on frôle les 24h de trajet, jugez plutôt :

- Départ de Bruxelles à 11h. Pour un vol intercontinental, on doit être à l'aéroport 3h avant.

- Durée du vol Bruxelles>New-York  8h20 + transit 3h50 + vol New-York>Las Vegas 6h

 

Tout comme la 1iere fois, on ressort de l'avion complétement HS, en mode zombie, les yeux comme des biles prêts à exploser, qui termineront quasiment frits à la sortie de l'aéroport. Le choc thermique est phénoménal. Et pour cause, on aurait dit qu'on avait été transformé en poulets (pendant le vol) et qu'on était bons à être enfournés à 200 degrés sauf que le four est "l'extérieur." Il fait une chaleur de malade mental ! mama mia, on va mourir :-)

 

A 21h heure locale, on arrive enfin à l'hôtel La Quinta Inn (à 5 min de l'aéroport) où on s'écroule comme des masses sur ce lit méga supra confortable. Aaaaahhhhhh enfin!

Le lit est un nuage, le silence est d'or, et demain...l'aventure recommence pour de vrai.

Jour 2 : Valley of Fire – Le baptême du feu et l'appel de l'Utah

 

Le décalage horaire a du bon, on se lève super tôt, il est 5h30 du matin et on est frais comme des gardons.

 

Après cette bonne petite nuit réparatrice, on passe en mode roadtrip et on se lance dans un "aménagement stratégique" de l'espace voiture c'est à dire, roadbook et guides dans le vide-poche avec la fiche JOUR 2 en évidence et à portée de main. 

Avant d'avaler des miles et d'entrer dans le vif du sujet, passage obligé chez Walmart pour faire le plein de boissons et de choses à grignoter. 

Une fois le ravitaillement terminé, c'est parti, mon kiki! On the road again ! Que ces routes nous ont manqué! Quel bonheur!

 

Aujourd'hui est une grosse étape de 360 miles qui nous mène tout droit sur les terres d'Utah. Ce sera la seule grosse journée voiture de tout le circuit.

 

Au bout de +/- 50 miles au nord-est de Las Vegas, on quitte l'Interstate 15 à la sortie 75 pour faire un petit crochet au sein de Valley of Fire State Park.

Situé à moins d'1 heure de la capitale du jeu, Valley of Fire est le plus étendu et le plus ancien parc du Nevada.

Valley of Fire State Park

Un décor en fusion

 

À peine franchie l'entrée, on comprend son nom "Vallée de feu". Le grès rouge flamboyant des formations rocheuses semble littéralement en feu sous le soleil de juillet. Ces rochers ont été formés à l'époque des dinosaures, il y a 150 millions d'années.

 

Le parc dispose de deux entrées et d'un Visitor Center qui informe sur ces formations géologiques, la faune et la flore du parc et de la région. 

Le ticket pour la journée est de 10$/voiture et n'est pas compris dans le pass America the Beautifull puisqu'il s'agit d'un State Park.

 

Voyons un peu ce que cache ce petit joyau. 

 

Pour la visite du parc, l'idéal est de combiner scenic drive et randonnées que l'on trouve un peu partout tout le long des 2 routes panoramiques qui délimitent le parc.

 

Il y a la Valley of Fire Highway qui traverse le parc d'Ouest en Est et sa petite boucle Loop Road, située à l'Ouest du parc et la Mouse's Tank Road, la route sans issue qui va vers le nord.

Quand le thermomètre s'affole

 

Le seul détail qui m'inquiète un peu, c'est le thermomètre qui s'affole. Plus on s'enfonce dans le parc, plus la température affichée sur le tableau de bord grimpe. On passe de 102°F autour des 11h pour arriver à 110°F (43°C) à 13h18.

 

Je comprend mieux le petit papier d'avertissement qu'on a reçu à l'entrée. Ce n'est pas une blague mais une inquiétante mise en garde sur la vague de chaleur, surtout pour moi qui supporte assez mal les températures extrêmes. Gloups !

 

Dès la première sortie de la voiture et son atmosphère climatisée, je comprend très vite que ca va être compliqué d'arpenter tous les trails que j'avais identifié.

C'est dur dur, je souffre un peu là. Au fur et à mesure des arrêts, je deviens de plus en plus pivoine et à la limite de tourner de l'œil :-)

J'ai un peu l'impression que ca sent le roussi et qu'on va être un peu "forcé" de faire l'impasse sur la partie trails, à contrecœur.

Même si, à cause de moi (mea culpa), on n'a pas su atteindre l'objectif de la visite, on a tout de même pu en voir un très joli aperçu.

 

 

L’aperçu magique malgré la fournaise :

 

Beehives où on trouve des formations de grès rouges en strate qui ressemblent un peu aux alvéoles d'une ruche. 




On a la chance de pouvoir observer des Desert BigHorn Sheep (monsieur, madame et petit) à plusieurs endroits du parc, trop génial ! 



Rainbow Vista est une point de vue 360° incontournable pour un arrêt photo magique. On peut admirer une mer de vagues rocheuses aux tons pastels, roses et ocre s'étalant à l'horizon, souligné par le ruban noir de la route. Magnifique




Fire canyon road/Silica dome cette petite portion de route mène à un point de vue sur des rochers aux couleurs bien délimitées : Rouge des roches de Fire canyon sur couleur crème du grès de Silica dome avec les montagnes plus sombres à l'arrière plan, tout cela souligné par un ciel infiniment bleu.


On a également parcouru l'asphalte de la célèbre mouse's tank road, dont les virages et bosses sont célèbres et photogéniques.


Elephant Rock un autre trésor de l'érosion dont la forme est une véritable sculpture d'éléphant créée des mains de Mère Nature.


L'épreuve de la fournaise

 

La réalité nous rattrape : le désert est magnifique, mais il est impitoyable. La chaleur devient si intense qu'on a l'impression d'être dans un sèche-cheveux géant. On décide à contre coeur de lever le camp avant de finir rôtis comme les poulets de la veille à l'aéroport.

I'm done, je capitule ! Je ne peux plus sortir de cette voiture, il fait vraiment trop chaud. La température extérieure est accablante ! 

 

Ma recommandation serait de faire la visite du parc hors des mois d'été où la chaleur est vraiment écrasante.

Si les mois d'été sont la seule possibilité, alors l'idéal serait de le parcourir en soirée (ou en matinée). Mais apparemment, le coucher de soleil serait un must que nous n'avons malheureusement pas pu valider:) 

 

On finit par quitter Valley of Fire qui vaut vraiment le détour avec un petit goût de trop peu. Il faudra qu'on revienne, un jour.

 

Côté pratique et pour préparer votre visite, le site officiel est votre meilleur allié où on retrouve la carte qu'on reçoit à l'entrée et des infos sur les trails et les points d'intérêts.

Direction Torrey

 

On se met en chemin pour continuer la route et avaler les 290 miles qu'il reste avant d'arriver à Torrey, une petite bourgade qui se trouve aux portes du parc national de Capitol Reef NP, en plein cœur de l'Utah. 


On finit la journée au Rim Rock Restaurant dans un décor "Old West" qui colle parfaitement à la cuisine de cowboys qui est proposée. Pour ma part, je déclare ouverte la saison des burgers made in USA.

Le restaurant dispose de grandes baies vitrées et d'une belle terrasse offrant un joli panorama sur le décor de falaises rouges qui nous font face.

 

On est totalement perdu au milieu de nulle part. C'est vraiment géant et très dépaysant. Tout ce que j'adoooore!


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